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La nuit a été longue, mais depuis combien de temps la nuit était-elle tombée ? Et puis, depuis combien de temps est-il ici, dans ce fauteuil ? Autour de lui, des albums photos empilés les uns sur les autres, éclairés par la faible lueur du feu qui brûle dans l'âtre de la cheminée. Les premières lueurs de l'aube peinent à éclairer la vaste pièce sombre à travers les quelques fentes des volets fermés.
Il roule ses yeux et regarde autour de lui, tournant la tête d'un coté puis de l'autre, lentement, comme si d'entreprendre cet effort lui demandait des forces considérables. Le reste de son corps ne bouge pas, apathique, affalé dans le fauteuil qui semble avoir fait corps avec lui. Il peut bouger, il peut se lever. Mais à quoi bon se lever ? A quoi bon bouger ? Après tout, il a tout perdu. Ce château, ces meubles semblent bien tristes sans la vie qui les animait autrefois. Mais cette vie, il n'a aucun moyen de la retrouver. Elle est perdue, achevée depuis plus d'un siècle. Il avait de l'ambition, des projets. A quoi bon maintenant vu que tout a changé. Il ne reconnaît plus rien. Il n'a même plus envie de reconnaître quoique ce soit, ça lui ferait trop mal. Cela ne ferait que faire ressurgir d'autres souvenirs et il en a déjà bien trop qui lui rappellent son passé. Pas la peine d'en rajouter.
Rudolph reste là, fixant le feu dans l'âtre d'un regard creux que toute envie de vivre semble avoir quittée. Sa barbe mal entretenue, sa longue chevelure grasse et en bataille trahissent la longue négligence de sa propre hygiène. Il ne fait que se remémorer, jour après jour, sa vie disparue. La vie dans ce château, sa disparition durant près d'un siècle, piégé par cette machine diabolique, et son retour chez les vivants. Il se demande encore si, en fait, il n'est pas mort. Peut-être que c'est ça l'Enfer ?
Doucement, il baisse les yeux sur le pistolet qu'il a entre les mains.
C'est son dernier achat de la semaine, commandé par Internet. Ah oui, la connexion au net, l'achat en ligne, tout ça il l'a fait faire. Au début, il y a cru. Il a pensé qu'il pourrait se faire à cette nouvelle époque, qu'il pourrait s'y adapter. Il a fait rafraîchir son château, installé des équipements modernes, s'est renseigné sur le Monde qui l'entoure, mais... Sa vie semble si vide. Tant de personnes dans ce monde se contentent de ce qu'ils achètent et consomment, mais pas lui. Il lui fallait cette vie de famille, l'esprit de solidarité. Tant de chose qui lui manque, puisqu'il ne connaît plus personne.
Tellement vide... Tellement vide...
Doucement, il vérifie que le chargeur de son arme est plein. Puis il glisse le canon dans sa bouche, en faisant bien attention de le pointer vers le haut, en direction de la boite crânienne. Il a l'intention de faire ça dans les règles afin de lui éviter d'inutiles souffrances...

« Et c'est comme ça que vous voudriez en finir ? », dit alors une voix qui résonne subitement dans la pièce.
Surpris, un sentiment de malaise vient saisir Rudolph. Il retire le pistolet de sa bouche et se lève subitement du fauteuil, pointant son arme en direction de ce qu'il pense être l'origine de cette voix.
« Remarquez je vous comprend. Ça doit être difficile pour vous et comme ça on n'en parlera plus. »
En face de lui, dans l'encadrement de la porte menant au couloir se détache une grande silhouette qu'éclaire le feu de cheminée d'une lumière rouge et or. Un homme se tient là. Il a l'air sur de lui et ne semble pas faire grand cas du pistolet que tient Rudolph.
- « Qui êtes-vous ? l'invective ce dernier. Que faites-vous ici ?, lui demande-t-il, à la fois sur le coup de la surprise mais aussi étonné de cette présence étrangère.
- J'ai eu bien des noms, mais si vous en voulez un, appelez-moi Siegfried Wolfdietrich. C'est celui qui me plais le plus et qui remonte le plus loin.
- Hé bien, monsieur... Wolfdietrich, que faites-vous ici ? Chez moi ? Alors que vous n'étiez ni annoncé ni attendu ? »
Rudolph prit alors le temps de mieux observer cet intrus. Haute stature, portant un pantalon blanc, une chemise rouge et une cravate blanche, tenant nonchalamment ce qui semble être sa veste dans le creux de son bras et porte un chapeau noir à bande blanche. Mais un détail frappe Rudolph, un détail qui a son importance : Mr Wolfdietrich est armé ! Il porte un pistolet et une épée à la ceinture.
- « Est-ce que... Vous êtes là pour me tuer ?, lui demande alors Rudolph, avec un ton de voix étrangement calme.
- Pardon ? Non, certainement pas ! Ne craignez rien. Certes je suis armé, mais je ne suis pas venu pour ça., lui répondit alors le dénommé Siegfried tout en se débarrassant de sa veste, la jetant sur un fauteuil proche ce qui fit lever un petit nuage de poussière.
- Alors quelle est la raison de votre venue ?, lui lance Rudolph qui n'aime pas être mené en bateau, gardant le nouvel arrivé dans sa ligne de mire.
- C'est une bonne question mon cher., lui répond alors Siegfried. Moi-même je me demande pourquoi je suis venu. J'ai entendu parler de vous et j'avais envie de venir vous rendre visite.
- Je ne suis pas une bête de foire ! Je suis peut-être sorti d'un sarcophage de glace, mais je reste un être humain !, s'emporte alors Rudolph.
- De ce coté-là, mon cher, si vous me comparez à votre personne à l'aulne de la bizarrerie, croyez-moi, c'est vous qui me lanceriez des cacahuètes dans ma cage.
Cette réponse a l'effet d'interloquer le châtelain. Qui est donc cet homme ? Sous l'effet de cette dernière phrase, sa main devint moite puis il baisse son arme. Son regard redevient plus vif, intéressé par cet individu qui s'estime plus étrange que lui, alors qu'il a lui-même été victime d'une expérience qui l'a laissé en état de stase durant plusieurs années. Mais de quel droit affirme-t-il être moins normal que lui ? Pourquoi ? Il a l'air tellement sain d'esprit et de corps, comment peut-il affirmer ça ? Ce n'est peut-être qu'un mensonge. Oui ! C'est évidemment un mensonge ! Il ne fait que se moquer de lui !
Rudolph laisse alors éclater sa colère. Visant l'intrus, il appuie sur la détente sans même l'ombre d'une hésitation. L'arme crache son message de mort une fois, deux fois, trois fois... Il vide son chargeur et ce que voit le tireur le laisse alors dans la perplexité la plus absolue : Siegfried Wolfdietrich réalise une série de gestes millimétrés, esquivant les balles pourtant tirées à moins de cinq mètres de lui. Les plupart des sept balles du chargeur vont se perdre dans les lambris ou dans les meubles mais deux subissent un sort inimaginable : Alors qu'elles allaient accomplir leurs mortelles besognes, une lame vient en toucher une et en coupe une autre en deux, les déviant ainsi de leur trajectoire. Rudolph n'a pas eu le temps de remarquer que Siegfried avait sorti son épée.
A peine eut-il eu le temps de comprendre ce qui vient de se passer que Siegfried est déjà sur lui et lui met l'épée sous la gorge. Le contact du froid de cet étrange acier dont été fait cette lame réactive les instincts de conservation du châtelain. Si cet homme pousse plus loin son avantage, c'est sa tête qui finira par rouler sur le sol. Il est là, impuissant, son pistolet vide en main. Que peut-il faire ? Au moindre geste qu'il tenterait, il sait que ce sera la fin pour lui.
Étrange, alors que quelques minutes auparavant il souhaitait en finir, voilà que de toute son âme il ne souhaite plus qu'une seule chose : vivre ! Vivre à tout prix ! Ne pas mourir ! Pas maintenant !
- « Bien., dit alors Siegfried en retirant son épée.
- Comment ça « Bien » ?, s'étonne Rudolph, presque surpris de ne pas être coupé en deux au niveau du cou.
- Je vois qu'il reste encore une lueur, une envie de vivre. Mais il a fallut être insistant pour la voir revenir.
- Vous... Je... Mais comment savez-vous que...
- J'ai une longue expérience de la vie, Mr d'Alsace. Plus longue que vous ne vous pouvez l'imaginer.
- Je... Je...»
C'est bien trop d'émotions pour Rudolph qui manque de s'effondrer, se rattrapant in-extremis à son fauteuil. Son long ermitage l'avait accoutumé à la mélancolie et cela faisait longtemps qu'il n'avait plus eu une telle montée d'adrénaline. Mais au fond de lui, quelque chose s'est réveillé. Un sentiment sain, celui de la vie, mais tellement ténu qu'il risquerait bien vite de s'éteindre à nouveau.
« Pourquoi en finir monsieur le comte ? » lui demande alors son interlocuteur.
Mr le comte ? Cela fait des années que plus personne ne l'a plus appelé comme ça. Des souvenirs reviennent. Des souvenirs d'une autre vie, d'un autre temps et surtout d'un pays... Un pays qui n'a plus du tout le même visage.
- « Des années monsieur., commence Rudolph en se rasseyant dans son fauteuil. Des années que je suis resté enfermé dans un cercueil de fer et d'acier, dans le froid, endormi. Et quand je me réveille...
- Tout a changé, c'est cela ?, complète Siegfried.
- Oui ! Ce pays... Ce pays que j'aime tant... Que j'aimais tant ! Ou est son âme ?! Ou est ma famille ?! Elle n'existe plus, autant que cette Alsace que j'ai aimé, et maintenant regardez ce qu'elle devient ! J'avais pensé m'inscrire dans son destin, pouvoir contribuer à la construire, et quand je revient dans le monde des vivants, c'est pour que l'on m'annonce que la maison qui a été si durement construite est détruite, qu'il n'en reste plus qu'un petit cabanon ! Et vous savez le pire ?
- Quoi donc ?
- C'est que l'on m'annonce ça avec une telle indifférence, voir même... Avec le sourire ! Alors que ce qu'il reste de cette maison va peut-être même disparaître ! »
S'en est trop pour Rudolph qui éclate en sanglot. Cette colère profonde qui lui rongeait les entrailles, ce sentiment d'injustice, celui d'être seul au monde, cette nostalgie. Il aimerait tant remonter dans le temps, empêcher ce qu'il s'était passé il y a plus d'un siècle maintenant. Mais c'est impossible. Il enrage devant tant d'impuissance, cette impression de ne servir à rien alors que ses rêves s'échappent tel du sable entre ses doigts.
C'est alors qu'une main vient s'abattre sur sa joue. Le choc est si violent qu'il en manque de se retrouver par terre.
- « S'il n'y a que ça, Monsieur le comte, j'aimerai que vous vous secouiez un peu !, lui intime Siegfried après l'avoir giflé. Au lieu de vous lamenter sur votre sort, commencez par vous demander ce que vous pouvez faire pour contribuer à rebâtir ce qui a été perdu ! Au lieu de voir votre sort comme une malédiction, commencez par vous demandez si le destin ne vous a pas choisi pour passer le message de l'Alsace de ces temps d'où vous êtes issu. C'est à vous de saisir cette chance qui vous est faite. Si vous ne le faite pas, personne ne le fera ! »
La vérité assénée par cette phrase fait plus d'effet encore que la gifle qu'il vient de recevoir. Ses pensées en sont toutes chamboulées. Il a du mal à faire le tri. Mais au fond de lui il sait que Siegfried a raison : Il a les moyens d'aider, voir même de reconstruire. Avec du temps et de la patience, tout est possible ! Il est le témoin des transformations de son temps, des joies et des espérance d'un pays qui risque d'être effacé de la carte. Lui seul peu le faire ? Réellement ?
Rudolph se sent soudain écrasé par le poids des responsabilités. Lui, seul à redresser le destin d'un pays ? Quelle tâche écrasante, et solitaire. Comment allait-il faire ? On peut être motivé, mais de là à reverser le cour de l'Histoire, c'est une autre paire de manches.
- « Je vois à votre regard que vous êtes un brin perdu et effrayé, monsieur le comte., lui dit alors Siegfried alors que celui-ci se dirige vers une fenêtre. C'est normal, mais sachez que vous n'êtes pas seul. Je ferai de mon mieux pour vous aider dans votre tâche.
- Vous ?, s'étonne alors Rudolph. Mais comment... Enfin je veux dire : Quel intérêt avez-vous à m'aider ?
- Je ne peux rien vous dire pour le moment., lui répondit-il. Tout ce que je peux vous dire, c'est que l'Alsace et moi avons un long passé commun. Mais surtout il ne faut pas qu'elle disparaisse, c'est très important.
- Bien, si vous le dite, je n'insisterai pas. Mais il faudra tout de même que vous me dites d'où vous venez et surtout qui vous êtes.
- Cela viendra en son temps, et je ne vous cacherai rien. Mais pour l'instant, monsieur d'Alsace, il faut que vous passiez enfin de l'ombre à la lumière ! »
Et comme pour illustrer ses propos, Siegfried tire violemment sur le rideau fermé d'une fenêtre, inondant la pièce de la lumière du Soleil. Rudolph mit ses mains devant ses yeux. Cela faisait si longtemps qu'il n'avait plus vu la lumière du jour, avant de les retirer progressivement.
Au-delà de cette fenêtre, sa vue embrasse la petite vallée dans laquelle son château est niché. Les montagnes au loin, les ruines des anciens châteaux des Vosges à peine visibles à l’œil nu, les vignes, les champs, la rivière, les villages, un bout d'Alsace comme tant d'autres. Il reprend progressivement goût à la vie.
Siegfried le regarde d'un air satisfait, mais tout de même inquiet. Il a fait glissé cet homme dans son monde. A présent, celui-ci va devoir le découvrir dans toute sa joie, mais également dans toute son horreur. Il voudrait bien lui éviter les épreuves qui arriveront sans l'ombre d'un doute, mais il sait l'homme assez fort pour les affronter.
Quelle serait nos sentiments, si l'on se retrouvait plus de cent ans plus tard, dans un pays qui aura immanquablement changé et sans moyen de revenir en arrière ?

J'y ai rajouté aussi un peu de ma rage actuelle. Ce sentiment d'impuissance est un peu le mien aussi, à l'heure où une des choses aux-quelles je tiens le plus au monde va disparaitre.
Mon espoir est que par la suite, il y ait un nouveau changement et qu'importe si ça doit durer dix ans : Mon espoir est de parsemer le chemin de petits cailloux au travers mes pauvres moyens afin que l'avenir soit meilleur et que mon identité soit enfin admise dans un paysage culturel national monolithique.
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:iconchristianross75:
christianross75 Featured By Owner Nov 2, 2015  Hobbyist Writer
Intéressant et un vocabulaire riche. Si je puis me permettre essaie d'espacer tes paragraphes, ça fait respirer la lecture. Vérifie quelques accords de verbe, sinon c'est parfait!
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:iconx--siegfried--x:
x--Siegfried--x Featured By Owner Edited Nov 2, 2015  Hobbyist General Artist
Merci beaucoup pour les compliments et pour les conseils et le fav', je vais tâcher de m'appliquer.
Même si la grammaire n'a jamais été mon fort, hélas...
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:iconayaluna:
Ayaluna Featured By Owner Oct 27, 2015  Hobbyist General Artist
oooh les débuts de Rudolphe, c'est cool!
je trouve que tu t'es carrément amélioré, surtout dans les ambiances, on s'y croirait :D
C'est peut-être que tu te sens concerné, ça se sent je trouve ^^
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:iconx--siegfried--x:
x--Siegfried--x Featured By Owner Oct 28, 2015  Hobbyist General Artist
Merci beaucoup.
Oui je me retrouve un peu dans Rudolph, ce sentiment de ne pas être à ma place dans notre époque. Je trouve que ça me va bien.
Reply
:iconayaluna:
Ayaluna Featured By Owner Oct 28, 2015  Hobbyist General Artist
tu le retranscris bien en tout cas!
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:iconx--siegfried--x:
x--Siegfried--x Featured By Owner Edited Nov 1, 2015  Hobbyist General Artist
Merci, et merci pour le fav' :)
Petite MàJ quand même, j'ai essayé de retirer le maximum de fautes : la relecture ce n'est vraiment pas mon fort :/
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:iconk-zlovetch:
K-Zlovetch Featured By Owner Oct 3, 2015
Héhéhé, je vais commencer par ce qui fâche pour finir sur le très positif :
Monsieur Sieg, TAAAAAAAAAAANT de fautes ! Tesla, au début j'ai voulu les relever, et franchement, j'ai laissé tomber. Des confusions de temps, des mots à la place d'autres... ca rend la lecture très difficile...

Et c'est fort dommage, parce en soi, le texte est très intéressant et bien rédigé ! Et je le trouve métaphoriquement très chouette et puis on sent que tu y as mis du coeur !

Maintenant, il faut se battre comme nous le pouvons, chacun d'entre nous.... è_é7
Reply
:iconx--siegfried--x:
x--Siegfried--x Featured By Owner Nov 1, 2015  Hobbyist General Artist
Bon, petite correction effectuée.
Je ne sais pas si j'ai ôté toutes les fautes, mais je pense qu'il y en a moins, et un GROS effort sur la concordance des temps.
Reply
:iconk-zlovetch:
K-Zlovetch Featured By Owner Nov 7, 2015
Oui, c'est mieux, beaucoup mieux !!!
Reply
:iconx--siegfried--x:
x--Siegfried--x Featured By Owner Nov 8, 2015  Hobbyist General Artist
Merci :)
Reply
:iconx--siegfried--x:
x--Siegfried--x Featured By Owner Oct 4, 2015  Hobbyist General Artist
Navré, je m'en doutais bien : je n'ai jamais été un champion de grammaire é__è

Merci :)
Reply
:iconk-zlovetch:
K-Zlovetch Featured By Owner Oct 4, 2015
Ben ouais, mais c'est dommage ! Moi je sais que j'ai du mal à lire du coup :/

Mais franchement, c'était cool ! Puis need la scène ou Sieg se prend presque pour un Neo :D
Reply
:iconx--siegfried--x:
x--Siegfried--x Featured By Owner Oct 4, 2015  Hobbyist General Artist
Je sais, il va falloir que je relise tout ça.

Ben merci ^^
Il explique comment il y arrive un peu plus haut : tout est affaire de technique, même si oui, il y a un petit coup de pouce magique :)
Reply
:iconk-zlovetch:
K-Zlovetch Featured By Owner Oct 4, 2015
Comment il triiiiiiiiiiiche en fait :D
Reply
:iconx--siegfried--x:
x--Siegfried--x Featured By Owner Oct 4, 2015  Hobbyist General Artist
On parle d'un coup de pouce, pas d'un type totalement cheaté ^^
Sa triche à lui, c'est d'avoir vécu des milliers d'années et d'avoir de l'expérience à ne plus savoir qu'en faire !
Reply
:iconk-zlovetch:
K-Zlovetch Featured By Owner Oct 4, 2015
Je sais, je sais, je le taquinais juste ;)
Et puis, vivre longtemps, s'pas toujours très marrant...
Reply
:iconx--siegfried--x:
x--Siegfried--x Featured By Owner Oct 5, 2015  Hobbyist General Artist
Non, clairement pas. Ce n'est pas très très marrant :\
Mais il y a quand même des aspects positifs :)
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:iconemillie-wolf:
Emillie-Wolf Featured By Owner Oct 2, 2015  Student Traditional Artist
Waaaaaaaaaah... En fait il est cheaté, Siegfried.
Reply
:iconx--siegfried--x:
x--Siegfried--x Featured By Owner Oct 2, 2015  Hobbyist General Artist
Ben vu qu'il est extrêmement vieux... oui ^^
Reply
:iconemillie-wolf:
Emillie-Wolf Featured By Owner Oct 2, 2015  Student Traditional Artist
Au point d'éviter les balles en mode Matrix ?
Reply
:iconx--siegfried--x:
x--Siegfried--x Featured By Owner Oct 3, 2015  Hobbyist General Artist
Siegfried : Il suffit déjà de ne pas se mettre devant le canon. Ensuite selon les inclinaisons de rester dans les angles morts même les plus fin et pour une arme à feu c'est facile, ça va tout droit. Il suffit seulement de reculer parfois de quelques centimètres. Éviter de se mettre face à l'arme pour présenter le moins de surfaces possible à une trajectoire de balle et pour garder le plus de mobilité possible, ce qui est moins facile si l'on se trouve en face du canon. Et puis le plus important : anticiper, juger de l'état du tireur, faible, fort, malade, peu assuré ou confiant, etc.
Mettre au point ces techniques prend énormément de temps et je ne réussi pas à chaque fois, mais la plupart du temps ça marche. Et puis je me bat à l'épée depuis des siècles, surtout que la même, forgée en orichalque, est très spéciale et me donne quelques bonus.
Reply
:iconemillie-wolf:
Emillie-Wolf Featured By Owner Oct 3, 2015  Student Traditional Artist
Aha...
Reply
:iconhellypse:
Hellypse Featured By Owner Edited Oct 1, 2015  Hobbyist Digital Artist
Nous avons de plus en plus de raisons de ressentir la rage poindre en nos cœurs, la tristesse aussi, le désespoir... Tout change, contre notre avis, et surtout pas en bien. C'est à nous de faire changer les choses en mieux, avec l'humilité de nos moyens...
Reply
:iconx--siegfried--x:
x--Siegfried--x Featured By Owner Oct 1, 2015  Hobbyist General Artist
On ne peut faire ce qu'on peut, mais je garde espoir. Ça sera long, dur et difficile à mener, mais si l'on baisse chacun les bras chacun de notre coté, ça veut dire que tout le monde baisse les bras.
Il faut savoir utiliser les moyens dont nous disposons. Internet est de ceux-là, un des derniers outils encore démocratiques en ce bas-monde aseptisé.
Il ne faut pas céder aux pressions, même si elles viennent d'un bon sentiment : les personnes faisant cela sont d'autant plus difficile à blâmer qu'elle ne le pense pas mal, d'où ce malaise à les envoyer paître. C'est tout le poids d'une société qui nous oblige à la suivre. Mais si nos deux bras ne suffisent pas, plusieurs dizaines, centaines, milliers de bras pour s'entre-aider pour arriver à inverser l'inertie de la société, c'est autrement plus possible. Mais au départ, c'est évident, on est seul. C'est pour ça que je pense à une citation de Gandhi :
"D'abord ils vous ignorent, ensuite, ils se moquent de vous, ensuite ils vous combattent et enfin, vous gagnez"
A la fin, nous gagnerons !
Reply
:iconhellypse:
Hellypse Featured By Owner Oct 5, 2015  Hobbyist Digital Artist
Il faut toujours garder espoir, c'est parfois la dernière chose qu'il nous reste...
Je ne sais pas si nous gagnerons, mais nous nous battrons, jusqu'au bout !
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October 1, 2015
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